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mythologie

ABEILLE: IL ÉTAIT UNE FOIS

Mythologie de l'abeille
Depuis la nuit des temps, le miel et l'abeille font partie des grands mythes de l'humanité et sont d'une richesse symbolique extraordinaire.

La naissance des abeilles :
Pour les Grecs tous les phénomènes de la nature étaient d'origine divine. Les abeilles exerçaient une véritable fascination et leur origine mystérieuse s'inspire de la légende d'Aristée : Aristée, fils du dieu Apollon, possédait un rucher. Mais il voulut séduire Eurydice, l'épouse d'Orphée, et celle-ci, en échappant à ses avances, mourut d'une morsure de serpent. Orphée pour se venger détruisit le rucher d'Aristée. Pour calmer la colère des Dieux courroucés par sa faute, Aristée sacrifia quatre taureaux et quatre génisses: de leurs entrailles surgirent de nouveaux essaims grâce auxquels Aristée reconstitua son rucher et put enseigner l'apiculture aux hommes. Cette légende est racontée par Virgile, le grand poète latin, dans les célèbres Géorgiques. Tout comme les Grecs anciens, il pensait que les abeilles naissaient spontanément de cadavres d'animaux.

Les symboles de l'abeille :
Ouvrières de la ruche, les abeilles sont le symbole d'une communauté industrieuse et prospère gouvernée par la reine. D'où leur symbolisme royal et impérial, en France et dans l'ancienne Egypte associée au Dieu solaire Râ.
Mais aussi animatrices de l'univers entre terre et ciel, les abeilles symbolisent le principe vital, elles matérialisent l'âme.

Les abeilles dans l’histoire:
En 1653, on découvrit, à Tournai, dans l’actuelle Belgique, le tombeau de Childéric 1er, roi des Francs saliens, fondateur en 457 de la dynastie mérovingienne et père de Clovis. Elles sont considérées comme le plus ancien emblème des souverains de la France.
Parmi les nombreux artéfacts se trouvaient des insectes d’or et d’émail — certains disent 300 — qui peut-être avaient constellé le manteau du roi défunt. La science du XVIIe siècle y distingua des abeilles et avec elles un symbole de souveraineté.
Le trésor de Childéric fut offert à Louis XIV par Léopold 1er (du saint Empire). Conservé à la Bibliothèque Royale depuis le début du XVIIIe siècle, il fut volé en 1831. On ne retrouva que deux exemplaires des joyaux en forme d’abeilles.
De nos jours, les spécialistes ne sont plus tout à fait certains qu’il s’agisse d’insectes mellifères. On peut, en effet, y voir des mouches, des cigales, et même des hannetons , mais la corrélation entre abeilles et Mérovingiens perdure.

Napoléon Bonaparte à beaucoup contribué à la persistance de cette croyance en prenant l’insecte butineur comme l’un des emblèmes de l’Empire, l’autre étant l’aigle. L’aigle le rattachait à Charlemagne et à l’empire carolingien ; les abeilles aux mérovingiens, la plus ancienne dynastie de France. Le jour de son sacre, le semis d’abeilles supplanta le semis de fleurs de lys des armoiries des rois. De royale, l’abeille devint impériale.
Symbole d'immortalité et de résurrection, les abeilles sont choisies afin de rattacher la nouvelle dynastie aux origines de la France.

Traditions et croyances antiques:
Les idées symboliques d’ordre, d’industrie, de charité que l’on rattache de nos jours à l’abeille sont relativement récentes. Pour les anciens, elle est avant tout un emblème de résurrection et d’immortalité, ainsi qu’un symbole solaire.
- En Egypte, elle serait née des larmes du dieu solaire Ré et est associé au roi de la Basse-Egypte, bîty qui désigne également l’apiculteur. En tombant sur le sol, elles se transformèrent en abeilles, qui construisirent des rayons et fabriquèrent du miel.
Ouvrières laborieuses, innombrables et organisées, elles travaillent tant sur le plan temporel que sur le plan spirituel. Par leur vol, elles relient la terre au ciel et symbolisent les âmes dans leur migration (âmes des morts) ou leur élévation (âmes des initiés). L’égyptologue Alexandre Moret signale une abeille sculptée dans les stucs d’un monument et accompagnant un fœtus entouré d’épis. Conjuguée avec les épis, est-elle un symbole de fertilité ? Ou l’abeille nourricière va-t-elle (re)donner la vie au fœtus ?

- Chez les Celtes, l’insecte mellifère est une manifestation de la déesse Mère Henwen qui enfanta un grain de blé et une abeille. Le miel est l’un des ingrédients de la boisson des dieux, l’hydromel, et confère à l’insecte qui le conçoit le statut particulier qu’ont les créatures divines.
Dans les traditions galloises, l'abeille évoque les notions de sagesse et d'immortalité de l'âme. On lui porte depuis la nuit des temps un rôle initiatique et liturgique. Symbole de résurrection, on la trouve figurée sur les tombeaux en tant que signe de survie post-mortuaire.
- Dans le monde gréco-romain, l’abeille est un des attributs d’Artémis d’Ephèse représenté sur les statues polymastes de la déesse, et l’insecte figure de façon continue au long des siècles sur les monnaies éphésiennes. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses de Démeter et d’Artémis portent le nom de"melissai" "abeilles ".
Le grand-prêtre de l’Artémision d’Ephèse, qui par sa consécration devenait parèdre d’Artémis, était dit "seigneur des abeilles". Apollon, le frère d’Artémis, envoya aux Hyperboréens le deuxième temple de Delphes. Celui-ci avait été façonné par des abeilles. Dans l’Iliade, Homère qualifie les Amazones d’abeilles belliqueuses. Artémis en était la reine.
- Les abeilles symbolisent également l'éloquence, la parole et l'intelligence. En hébreu le nom de l'abeille Dbure vient de la racine Dbr, parole. Elles se posent sur la bouche de Platon, enfant, "annonçant la douceur de son éloquence enchanteresse" (Pline) ou encore sur les lèvres de Saint Ambroise, patron des apiculteurs.
A Delphes, pour Virgile, elles possèdent une parcelle de l'intelligence divine et la célèbre Pythie d'Apollon était aussi nommée "l'abeille de Delphes".
- Dans certains textes de l'Inde, l'abeille représente l'esprit s'enivrant du pollen de la connaissance.
Ou bien elle est l'âme qui s'envole du corps, comme dans les traditions de Sibérie, d'Asie Centrale ou chez les indiens d'Amérique du Sud.

Le mythe, discours détaché du réel, qui ne circule et perdure que parce que les hommes y reconnaissent un sens, paraît inopérant et décalé en un temps où la science a pris une telle place, elle pour qui ne tient que le discours avéré par le réel. C’est pourtant du cœur même de la science qu’un mythe moderne est issu, celui de la soi-disant phrase d’Einstein, que rien ni personne n’atteste : "Si les abeilles disparaissaient, l’homme n’aurait plus que quatre ans à vivre." Si ce mythe a pris consistance, et ne cesse de se répandre alors même qu’il est identifié comme mythe, c’est bien parce qu’il exprime une vérité, celle d’une inquiétude humaine à l’égard du traitement infligé à la planète, l’abeille menacée tenant lieu encore une fois de symbole et de signal d’avertissement. Relevons enfin que l’abeille, si longtemps figurée comme un vecteur de la culture au sein de la nature (l’esprit contre la chair, la géométrie contre l’ignorance, l’ordre contre le désordre, etc.), représente désormais, en un renversement très significatif de notre époque, la sentinelle de la nature face à l’être humain qui la menace.

Déclin des populations d'abeilles sauvages et domestiques
Depuis les années 1970 avec une accélération depuis la fin des années 1990, de nombreuses espèces d'abeilles sont en forte régression (ou ont localement disparu) en raison, semble-t-il, de parasites, virus, champignons, bactéries, mais aussi de la dégradation des habitats (urbanisation, imperméabilisation des sols, débocagisation) et du réchauffement climatique qui a un impact sur la phénologie des plantes hôtes et des fleurs pollinisées. Or, ces abeilles ont une importance majeure pour la pollinisation de nombreuses espèces de fruits, légumes et céréales. Les impacts de l'usage croissant de certains pesticides et insecticides écotoxiques sont également suspectés depuis la fin des années 1990 d'avoir un lien avec le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles domestiques.  

Conséquences socio-économiques 
La présence d’abeilles est toujours le signe d’un environnement sain. Au contraire, le fait que les abeilles aujourd’hui meurent partout dans le monde est un signe très inquiétant. Elles sont le témoin qu’il y a une discordance entre l’homme et son amour de la nature qui donne la vie.
- Premièrement, le rendement des cultures destinées à notre régime alimentaire serait considérablement amoindri. On estime que la pollinisation par les insectes contribue au rendement de 75 % des grandes cultures. Ceci entraînerait une hausse des prix des fruits et légumes.
- Deuxièmement, le nombre d'apiculteurs professionnels chuterait ainsi que l'économie liée à la vente de produits de la ruche.
- Troisièmement, l'augmentation des prix des fruits et légumes due au manque de pollinisateurs pourrait accentuer la tendance à la sous-consommation de ces produits, particulièrement pour les groupes sociaux à bas-revenu
Voilà une image qui résume parfaitement le pourquoi tant de communication, de sensibilisation, de bataille même, sur l'importance de préserver les abeilles et autres pollinisateurs !
La théorie d'Einstein aussi : "Si l'abeille disparait de la planète, l'homme n'aura plus que 4 années à vivre".
Et sans compter qu'elles nous offrent un produit en or : le Miel ! miam miam 

Bees fruits
Photo: Apisum Corsicum 

LA VOIE CHAMANIQUE DE L’ABEILLE / LA SAGESSE INITIATIQUE DES MAÎTRES DE LA VOIE DU POLLEN
Le chamanisme apicole est sans doute la plus ancienne et la plus énigmatique branche du chamanisme. Dans cette auto-biographie ethnographique et spirituelle, Simon Buxton, un adepte avancé de la Voie du pollen, révèle pour la première fois la richesse de cette tradition, son intelligence subtile, ses paysages, ses sons et ses odeurs, de même que ses cérémonies uniques qui, jusqu’à maintenant, n’étaient connues que des seuls initiés. Buxton fit, sans le savoir, ses premiers pas sur la Voie du pollen à l’âge de neuf ans, lorsqu’un voisin – un chaman apiculteur autrichien – le guérit d’une crise d’encéphalite dont il faillit mourir. Ce premier contact le prépara à sa rencontre plus tard avec un doyen de la tradition chamanique qui fit de lui son apprenti. À la suite d’une initiation intense qui lui fit découvrir les mystères de l’esprit de la ruche, Buxton apprit au cours des 30 années suivantes les pratiques, les rituels et les outils du chamanisme apicole. Ainsi, il a pu faire l’expérience du pouvoir de guérison et des pouvoirs spirituels liés au contact avec l’esprit des abeilles. Au-delà d’une forme de communication, il s’agit ici d’une faculté de projection de la conscience dans le monde des abeilles – et au-delà. Ainsi, L’Abeille initiée offre une perspective unique sur la sagesse secrète de cette tradition séculaire. On y découvre aussi, bien sûr, les outils médicinaux du miel, du pollen, de la propolis et de la gelée royale.
Le chamanisme apicole est sans doute la plus ancienne et la plus énigmatique branche du chamanisme. On retrouve cette dernière partout dans le monde - en fait, partout où il y a des abeilles. Ses outils médicinaux, comme le miel, le pollen, la propolis et la gelée royale, sont couramment employés de nos jours, et on peut même faire remonter les origines de l'acupuncture chinoise à l'ancienne pratique basée sur le recours à des piqûres d'abeilles sur les méridiens du corps. Dans cette autobiographie ethnographique et spirituelle, Simon Buxton, un adepte avancé de la Voie du pollen, révèle pour la première fois la richesse de cette tradition, son intelligence subtile, ses paysages, ses sons et ses odeurs, de même que ses cérémonies uniques qui, jusqu'à maintenant, n'étaient connues que des seuls initiés. Buxton fit, sans le savoir, ses premiers pas sur la Voie du pollen à l'âge de neuf ans, lorsqu'un voisin - un chaman apiculteur autrichien - le guérit d'une crise d'encéphalite dont il faillit mourir. Ce premier contact le prépara à sa rencontre plus tard avec un doyen de la tradition chamanique qui fit de lui son apprenti. À la suite d'une initiation intense qui lui fit découvrir les mystères de l'esprit de la ruche, Buxton apprit au cours des 30 années suivantes les pratiques, les rituels et les outils du chamanisme apicole. Il a fait l'expérience du pouvoir de guérison et des pouvoirs spirituels du miel et de certains autres produits apicoles ; il a vécu certaines initiations rituelles avec les membres féminins de la tradition - les Mélisses ; et il a bénéficié de l'application de " nektars " magico-sexuels favorisant la longévité et l'extase. La voie chamanique de l'abeille offre une perspective unique sur la sagesse secrète de cette tradition séculaire.

Voieabeille prevvoieabeille-prev.pdf (215.75 Ko)

Abeille voie chamanique

Message de l'abeille 
Chance, assiduité, douce victoire : Quand une abeille vient sur ton chemin, c’est un rappel qu’avec un travail assidu et un fort engagement de réaliser ton rêve, le résultat doux est garanti.
L’abeille est un symbole de la chance, alors attend un miracle et ta vie va être douce et victorieuse.

Abeille chance

Envie d'aller plus loin ? 
https://aiglebleu.net/labeille-animal-totem/
https://journals.openedition.org/labyrinthe/4316
http://www.evolumiere.com/2014/05/redonner-ce-monde-sa-beaute.html