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macrobiotique

Santé par le profil nutritionnel

Il ne viendrait à l’idée de personne de prescrire un sirop pour la toux à un rhumatisant ou un somnifère contre une crise de foie. 

Pourtant, c’est à peu près ce que vous faites avec ces médicaments que sont les aliments quand vous adoptez un régime standard ou, plus généralement, quand vous mangez n’importe quoi. 

La vraie diététique consiste donc à adapter l’alimentation à votre cas personnel. 

Et, pour ce faire, il vous faut connaître votre profil nutritionnel. 

Soyons honnête: il y a beaucoup d’adeptes de la macrobiotique ou du crudivorisme à qui leur système diététique convient parfaitement.

La macrobiotique, essentiellement à base de céréales, peut donner d’excellents résultats sur ce type d’individus que l’homéopathie appelleles “phosphoriques”.

Vous les reconnaîtrez à leur apparence longiligne, à leur émotivité et à leur fatigabilité. 

Le crudivorisme, pour sa part, répond mieux aux besoins de la constitution “carbonique”.

Ces carboniques sont des individus plutôt trapus, au visage carré ou rond, à l’allure rigide et lourde, et ayant tendance aux spasmes. 

Jusque là, ça va !

Malheureusement, il y a de fortes chances pour qu’un crudivorisme strict appliqué à un phosphorique, ou une macrobiotique de type Oshawa imposée à un carbonique, entraînent différents problèmes

C’est pourquoi aucun nutritionniste sérieux ne pourra jamais conseiller à quiconque de s’enfermer dans un régime alimentaire standard. 

Mieux vaut, d’une manière générale, adapter votre alimentation à votre cas particulier plutôt que de vous infliger des régimes dogmatiques qui ne tiennent pas vraiment compte de vos différences individuelles.

Ce que nous allons étudier aujourd’hui, c’est le régime qu’il vous faut pour combler vos carences et équilibrer vos tendances pathologiques

Terrains acides et terrains alcalins

La Médecine Traditionnelle Chinoise considère vos énergies en fonction des tendances Yin ou Yang.

L’homéopathie – que l’on a évoquée plus haut – parle de constitutions phosphorique ou carbonique

Les dénominations sont nombreuses pour tenter d’établir qu’il existe une différence essentielle entre deux grands types de terrains. 

Dans le cadre de l’alimentation, on distingue tout simplement entre les aliments acides et les aliments alcalins.

Ainsi dispose-t-on d’une base pour rééquilibrer le terrain physiologique de chacun. 

Il suffira ainsi que les terrains alcalins insistent sur les aliments acides, et les terrains acides sur les aliments alcalins… pour venir à bout d’un certain nombre de problèmes de santé. 

C’est d’autant plus facile que la plupart de nos contemporains présente une tendance acide, alors qu’une faible minorité seulement a un terrain alcalin.

Eh oui… il semblerait bien que l’excès d’acidité soit le mal du siècle !

A quoi reconnaître un terrain acide ? 

  ✵ A une certaine fatigue matinale.

  ✵ A une bouche souvent sèche, avec langue chargée et mauvaise haleine.

  ✵ A des perturbations de l’appétit, avec boulimie et constipation.

  ✵ A des régurgitations brûlantes, accompagnées de lenteur de la digestion.

  ✵ A une difficulté à se concentrer après les repas.

  ✵ A des migraines.

  ✵ A une peau grasse.

  ✵ A une fragilité aux infections et aux rhumes.

  ✵ A des mains moites et froides.

  ✵ A des douleurs musculaires, surtout dans la nuque et le dos.

  ✵ A des crampes fréquentes… 

Nul doute que beaucoup se seront reconnus dans ces descriptions ! 

Si c’est votre cas, il faudra en tout cas vous abstenir le plus possible d’aliments acidifiants et privilégier les aliments alcalinisants. 

Or, l’aliment qui acidifie le plus est certainement la viande, ainsi que tous les produits d’origine animale. 

La dose maximale de protéines animales ne devrait donc jamais dépasser vingt grammes par jour pour les personnes sédentaires, et cinquante grammes pour les autres. 

A l’inverse, les fruits et légumes frais sont alcalinisants

De telle sorte qu’associés pour une majeure partie avec les produits laitiers, ils tamponnent l’acidité de ces derniers et les rendent moins nocifs lorsque l’organisme est déjà trop acide.

Mais le mieux est évidemment de se passer de produits laitiers.

D’une manière générale, que vous soyez acide ou alcalin, il vous suffira d’éviter les aliments renforçant votre tendance, et de consommer en grande quantité ceux qui lui sont opposés. 

Aliments acidifiants et aliments alcalinisants

  → Aliments acidifiants : viandes, poissons, volailles, gibiers, charcuteries, abats, cervelle, blancs d’œufs, fromages forts et fermentés, lentilles, haricots secs, pois, asperges, artichaut, choux de Bruxelles, arachides, sucre blanc, farine blanche, huiles raffinées saturées, thé, alcool, café, chocolat…

  → Aliments alcalinisants : fruits frais, jus de fruits frais, légumes à feuilles, racines, légumes à tiges, oignon, ail, pomme de terre, citron, châtaignes, lait lacto-fermenté frais, petit lait, yoghourts, soja et ses dérivés, thym, romarin, origan…

 

Le fatigué

Au-delà de ces deux tendances universelles, votre profil nutritionnel variera en fonction de vos grandes prédispositions pathologiques. 

Une de ces prédispositions, des plus répandues, est la fatigue.

Hélas, la plupart des gens ne s’en rendent même pas compte à cause de leur consommation régulière de café, de thé, de chocolat, de sucreries ou de boissons alcoolisées. 

Toujours est-il que si vous ne réussissez pas à faire face à une journée de travail sans avoir recours à ces excitants ou sans être anormalement fatigué, il vous faudra un régime alimentaire approprié.

Celui-ci se composera essentiellement de crudités, de céréales complètes et de graines germées.

Quelques cuillères à soupe de blé germé, prises tous les matins une demie heure après un bon verre de jus de fruit frais, pourront notamment vous donner du tonus pour la matinée. 

Pour le reste de la journée, choisissez :

  → les légumes chlorophylliens crus, 

  → le kacha, 

  → le riz complet, 

  → le chapati de farine intégrale, 

  → le gruau d’avoine…

N’hésitez pas à copieusement aromatiser avec :

  → le persil, 

  → l’ail, 

  → le clou de girofle, 

 

  → la cannelle,

  → le gingembre…

Et bien sûr n’oubliez pas de consommer des fruits en dehors des repas


A la place du sucre, on consommez du sirop d’érable ou de la mélasse  noire en petites quantité. Tout cela, indéniablement, vous apportera l’énergie nécessaire

Et salez sans exagération. 

Buvez un bon litre et demi d’une eau de source très pure en dehors des repas, et des tisanes de romarin, sauge, serpolet, thym, cannelle, fenugrec, et sarriette.

Cela étant, il existe des régimes plus spécifiquement adaptés aux différents cas de fatigue : 

  → Asthénie : avoine, blé, riz, maïs, millet, orge, blé germé, algues, asperge, carotte, céleri, chicorée sauvage, chou, citrouille, cresson, épinard, fenouil, haricot, lentille, persil, pissenlit, pois chiche, rhubarbe, salsifis, soja, tomate, topinambour, ail, oignon, navet, betterave, abricot, amande, arachide, banane, châtaigne, datte, figue, fraise, framboise, grenade, mûrier noir, orange, poire, pomme, prune, raisin, pollen, lait de jument. 

  → Dépression : blé, millet, riz, avoine, algues, asperge, céleri, épinard, haricot, soja, ail, oignon, thym, abricot, amande, arachide, avocat, banane, châtaigne, datte, orange, poire, pomme, prune, raisin, levure maltée, lécithine de soja, pollen.

  → Anémie : blé, algues, asperge, aubergine, betterave, carotte, champignons, chicorée sauvage, chou, cresson, épinard, mâche, persil, pissenlit, poireau, raifort, rhubarbe, abricot, ananas, châtaigne, datte, melon, noix, olive, orange, poire, pomme, prune, raisin.

  → Manque d’appétit : céleri, chicorée sauvage, cresson, persil, raifort, rhubarbe, tomate, ail, artichaut, pissenlit, radis, abricot, coing, framboise, orange, pamplemousse, citron, pollen.

 

L’hépatique

Autre tendance pathologique malheureusement très répandue :l’hépatisme.

Il se traduit généralement par :

  ✵ des difficultés digestives

  ✵ de la fatigue, surtout après avoir mangé

  ✵ des nausées ou vertiges, 

  ✵ éventuellement des allergies… 

Si tel est votre cas, privilégiez tous les aliments, condiments et tisanes stimulant ou drainant la sphère hépatobiliaire. 

Fruits et légumes crus : artichaut, asperge, aubergine, carotte, céleri, cerfeuil, chicorée sauvage, endive, chicorée frisée, scarole, cresson, haricot vert, laitue, persil, pissenlit, radis noir, raifort, poireau, rhubarbe, avocat, cassis, cerise, citron, coing, fraise, groseille, myrtille, olive, orange, pamplemousse, pomme, prune, raisin…

Parmi eux, l’artichaut, le pissenlit et le radis noir, préparés sous forme de jus frais, à raison d’un doigt au fond d’un verre et mélangés à du jus de céleri-rave en plus grande quantité, peuvent être considérés comme une panacée, pour l’hépatique. 

Du côté des tisanes, vous trouverez dans le romarin, la chicorée, le boldo, l’eupatoire d’Avicenne ou la verge d’or, de véritables médicaments liquides qui soutiendront très efficacement les défaillances habituelles de votre foie. 

Globalement, votre régime se composera surtout de crudités, d’un peu de légumes vapeur et de céréales complètes, saupoudrés de levure maltée et agrémentées d’un filet d’huile d’olive et de vinaigre d’Umebosi. 

Entre les repas, buvez beaucoup de jus de fruits et de jus de légumes. 

Mais surtout, évitez absolument les alcools et boissons fermentées, les graisses animales, sauces, crèmes, beurres, fromages gras, viandes grasses, charcuteries, café, thé, chocolat, épices, pain blanc et farines blanches… 

En d’autres termes, votre régime devrait être un végétarisme à légère tendance crudivoriste

 

Le constipé

Par constipation, il ne faut pas seulement entendre l’impossibilité d’aller à la selle pendant plusieurs jours.

Non, la constipation est une tendance générale au ralentissement du péristaltisme.

Ce qui est tout à fait suffisant pour entraîner la plupart des troubles de la digestion, depuis les ballonnements jusqu’aux somnolences après les repas… 

Dans cette tendance pathologique, les fruits et légumes crus, ou éventuellement cuits à la vapeur, constitueront l’essentiel de l’ordinaire. 

Et, parmi eux, plus spécialement les suivants : aubergine, bette, carotte, cerfeuil, chicorée sauvage, chou, citrouille, épinard, laitue, mâche, oseille, pissenlit, tomate, topinambour, rhubarbe, oignon, fenouil, estragon, abricot, amande, cerise, figue, fraise, framboise, groseille, melon, mûrier noir, myrtille, olive, orange, pêche, prune, raisin, et pruneau. 

D’autres aliments de santé s’ajoutent à cette liste, comme le pollen, les algues, l’agar-agar, la graine de lin, l’huile d’olive vierge et le seigle. 

Vos boissons favorites seront le petit lait, le jus de choucroute, le Combucha et le jus de pruneaux.

En hiver, insistez sur les grosses soupes très épaisses composées de légumes fibreux.

N’oubliez pas certaines tisanes comme la mauve, particulièrement agréable en association avec la décoction de graines de lin, ou encore la réglisse ou la manne, ou même le séné, le nerprun, la bourdaine et l’eupatoire d’Avicenne, plus énergiques. 

D’autre part, le régime diététique du constipé doit absolument intégrer des aliments capables de renouveler la flore intestinale.

Pensez alors à la choucroute biologique crue, aux yaourts au bifidus ou aux ferments bulgares ou, mieux encore, aux compléments nutritionnels à base de probiotiques. 

Pour le reste, l’apport de protéines sera essentiellement assuré par les légumineuses, qui contiennent énormément de fibres. 

 

Les autres grandes tendances pathologiques

Etes-vous plutôt céréales ou plutôt crudités, carnivore ou végétarien ? 

On l’a vu, le profil nutritionnel varie en fonction de la tendance pathologique. 

Mais les tendances en question sont évidemment trop nombreuses pour être toutes évoquées ici. 

Survolons-en tout de même quelques autres encore : 

 

   La tendance rhumatismale

Les rhumatismes vous imposent typiquement un végétarisme nettement orienté vers les céréales complètes.

Ces céréales, vous les accompagnerez cependant de légumes racines et d’algues, comme on le fait en macrobiotique. 

Secondairement, vos autres aliments seront les suivants : artichaut, asperge, carotte, céleri, cerfeuil, chou, cresson, fenouil, haricot, oseille, persil, pissenlit, poireau, radis noir, radis rose, raifort, salsifis, topinambour, ail, oignon, estragon, thym, citron, cassis, cerise, fraise, framboise, groseille, melon, nèfle, olive, poire, pomme, prune, raisin, pollen, jus de citron, levure de bière. 

 

  ᐅ Les terrains prédisposés au cancer

Si vous vous pensez prédisposé, orientez-vous résolument vers les fruits et crudités suivants : abricot, agrumes, ail, asperges, baies, basilic, betterave rouge, carotte, cassis, céleri, cerise, cresson,  germe de blé, goyave, huile d’olive, huile de germe de blé, légumes verts, graines de lin, mandarine, melon cantaloup, noix, oignon, papaye,  pomme, raisin, tomate. 

Ceci ne doit évidemment pas vous empêcher de consommer aussi, notamment en hiver, mais en moindre quantité, des céréales comme le sarrasin, le riz, l’orge, l’avoine ou le blé, accompagnées d’algues, de brocolis, de  citrouille, de courge, de légumineuses, de panais, de patate douce ou de pomme de terre. 

 

  ᐅ La tendance aux problèmes cardio-vasculaires

Si votre tendance est plutôt là, orientez-vous vers un végétarisme radical, essentiellement composé de plats de légumes et de légumineuses, très peu salés, crus ou cuits à la vapeur

Quelques céréales rafraîchissantes, comme l’orge et le maïs, mais aussi le blé, ou le riz et le seigle en cas d’hypertension, pourront accompagner de temps à autres ce régime. 

Pour le reste, privilégiez : artichaut, laminaires, pissenlit, soja, ail, aubergine, gingembre, oignon, chicorée, poireau, radis, noix, graines de sésame, citron et agrumes, avocat, figue, poire, pomme, raisin, fruits tropicaux, rhubarbe, banane, légumes verts, patate douce, poisson, raisins secs, huile de tournesol, huile d’olive, et huile de sésame. 

Mise à part l’eau de source, buvez du petit lait, du jus d’artichaut frais, du jus de radis noir frais, et, si vous n’êtes pas trop nerveux, du thé vert. 

 

Et l’âge ?

Enfin, une autre catégorie susceptible d’orienter votre régime est évidemment l’âge. 

Si, durant l’âge adulte, il est bon de vous référer à votre tendance pathologique, les enfants et les personnes âgées, en revanche, et indépendamment de toute affection spécifique, auront intérêt à privilégier une certaine forme d’alimentation spécifique à leur âge. 

 

 * Pour les enfants

Tout aliment susceptible defavoriser la croissance est à intégrer systématiquement à l’ordinaire. 

Et là, les céréales complètes, et notamment le blé, le maïs, l’orge et l’avoine, joueront un rôle primordial.

Mais il y a de nombreux autres aliments fortement minéralisés qui conviendront, comme : algues, aubergine, asperge, betterave, carotte, céleri, champignon, chou, laitue, radis noir, radis rose, luzerne, haricot, persil, salsifis, soja, topinambour, oignon, chou, cresson, abricot, amande, avocat, banane, cerise, fraise, groseille, orange, pomme, raisin, citron, châtaigne, datte, figue, noisette, orange, levure maltée,  mélasse noire, pollen. 

 Pour les personnes âgées

Avec l’âge, c’est évidemment l’immunité qu’il va falloir stimuler.

Consommez donc, en particulier : ail, brocoli, champignons, chou-fleur, fruits de mer et yaourt.

Mais il vous faut également freiner les divers processus de vieillissement en insistant sur quelques aliments comme : seigle, algues, carotte, chou, épinard, soja, topinambour, ail, oignon, abricot, banane, cerise, châtaigne, citron, datte, figue, noisette, orange, pamplemousse, lait de jument, huile de pépins de raisin. 

 Geneviève Maillant