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La prune UMEBOSHI


L'umeboshi est un spécifique macrobiotique qui joue un rôle important dans la médecine populaire de l'Orient. Le public chez nous, au contraire, est très peu informé quant à son usage et à son efficacité médicinale. Notre législation interdit d'ailleurs de faire état de ces propriétés curatives sur l'emballage.

Une question qui se pose souvent: comment la macrobiotique occidentale justifie-t-elle l'usage de produits importés de l'Orient ? Puisque nous faisons partie d'un milieu biologique bien précis, notre alimentation ne devrait-elle pas dépendre de ce qui pousse dans nos propres régions ? 

La question est logique. Mais on peut répondre qu'en Occident la médecine populaire est tombée dans l'oubli au fil des temps, pour finir par disparaître à peu près complètement avec l'avènement de la médecine scientifique. La connaissance intuitive s'est peu à peu estompée devant la tendance générale à intégrer toutes les connaissances en disciplines scientifiques, ce que l'on retrouve maintenant dans le phénomène des innombrables disciplines universitaires et spécialités de tout ordre. Dans le sujet qui nous occupe, une des conséquences de ce phénomène a été l'intégration de la médecine populaire au domaine de la médecine officielle. A tel point que, de pair avec le peu d'intérêt qui subsistait encore pour cette médecine populaire, s'est estompé le sentiment de responsabilité de chacun vis-à-vis de sa propre santé. Comme une telle évolution ne s'est pas (encore) faite en Orient, il a paru logique de chercher là, ce qui s'était perdu chez nous. En d'autres termes, l'étude des spécifiques de la médecine populaire orientale devrait nous mettre sur la voie pour retrouver nos propres traditions médicinales ... 

UMEBOSHI
L'hiver venu, les anciennes populations de l'Orient continuaient à trouver l'essentiel de leur subsistance dans les céréales et les légumes conservés à l'abri du froid. Comme les produits de conservation chimiques leur étaient inconnus, ils avaient inventé des procédés ingénieux pour préserver de l'hiver les aliments récoltés durant l'été et l'automne. Ayant par exemple observé que le froid était très yang, ils conservaient les légumes en les «yanguisant» par le sel, la pression, la déshydratation et le temps. D'autres méthodes leur étaient connues, telles le simple séchage ou la fumée (poisson), mais la combinaison sel-pression-déshydratation-temps était fondamentale. Les moyens de transport rapides permettent aujourd'hui de consommer en plein hiver des aliments récoltés dans les pays chauds, avec comme conséquence fréquente et néfaste un manque d'adaptation à son propre climat. Alors que nos méthodes de conservation traditionnelles nous permettraient de consommer durant tout l'hiver nos propres légumes et fruits et de sauvegarder en même temps notre santé. 

Un des aliments que les Orientaux préparent traditionnellement chez eux est l'umeboshi ou prune en saumure ( «ume» = prune; «bosi»= séchée). 

Les prunes sont cueillies alors qu'elles sont encore dures et jaunissent à peine. A ce moment-là elles sont encore très acides. On les fait sécher au soleil sur des nattes. La nuit elles restent dehors: la rosée les ramollit et le jour suivant elles sèchent à nouveau au soleil. Le processus est répété plusieurs fois, la prune perd peu à peu son suc acide, se ride et devient de plus en plus petite. 

A ce stade, exactement comme on le fait chez nous pour préparer la choucroute, on met les prunes en tonneau avec du sel. Des feuilles de shiso (ou «plante bifteck» (Perlla Arguts) qui confèrent une couleur rouge, y sont ajoutées. Sur le couvercle on place une grosse pierre ou d'autres objets lourds et on recouvre le tonneau. Sous l'action de la pression et du sel, les prunes continuent à se ratatiner. Elles deviennent de plus en plus yang. Au bout de six mois on peut commencer à les manger, mais il vaut mieux les laisser reposer plus longtemps (d' habitude on ne les consomme qu'au bout de trois à quatre ans). Des umeboshi vieux de six ou sept ans ont acquis une couleur très foncée, presque comme du charbon de bois, Ils sont très concentrés et ont une action puissante: un seul est susceptible d'arrêter une diarrhée. 

En Orient on considère l'umeboshi comme un régulateur très efficace de la digestion. On en prend un petit morceau chaque jour ou une prune entière par semaine. Comme c'est un aliment qui équilibre harmonieusement l'énergie très yang et l'énergie très yin, on l'emploie tout autant pour neutraliser l'excès d'acide que .. l'excès de base (alcalin) dans l'alimentation. De toute manière, lorsqu'on mange un umeboshi on réalise un équilibre entre le sel et l'acide. C'est la raison pour laquelle il ne rend pas trop yin, et c'est là sa remarquable caractéristique: aider à rétablir l'équilibre dans, la circulation du sang et dans les cellules. L'acide neutralise l'excès de yang (viande, sel, protéines), tandis que le sel neutralise l'état trop acide (yin) causé par une consommation excessive de sucre, d'amidons raffinés et de produits laitiers. Ne lavez pas l'umeboshi, mangez-le avec le sel. Comme il est très acide, donc très yin, ce yin attire le sel et devient yang. C'est là le mécanisme qui explique pourquoi l'umeboshi est très yin malgré sa forte teneur en sel et ne provoque pas la soif. « Si tu as envie de boire beaucoup d'eau, mange un umeboshi, ta soif s'en trouvera apaisée » (dicton populaire en Chine et au Japon). Par ses propriétés yin, l'umeboshi. chasse la soif!

D'habitude on mange un umeboshi au cours du repas. Dans les hôtels japonais on vous en, servira un avec du thé de trois ans, combinaison qui fait un petit déjeuner très reçonstituant ! 

Ne jetez pas le noyau de l'umeboshi : l'amande qui s'y trouve est très nourrissante et vous pouvez la croquer comme une noisette. Dans les umeboshi les plus vieux, la couleur a pénétré jusqu'à l'intérieur du noyau. Ce sont les meilleurs. On peut griller les noyaux à très haute température au four et les broyer ensuite pour obtenir une poudre noire, très très yang, à conserver dans un bocal. Une cuillerée à café de cette poudre bouillie dans du thé de trois ans peut être très efficace en cas de maux d'estomac violent, troubles intestinaux, diarrhée, etc. Saupoudrée sur les plats de riz, c'est un excellent condiment. 

Les feuilles de shiso mélangées aux umeboshi ne seront pas jetées non plus. Le shiso est une plante qui pousse très vite, et très facilement presque partout. De couleur violette, elle est fort yin. Ses feuilles peuvent être grillées au four et réduites en poudre pour servir de condiment. On peut aussi les cuire avec le riz, ce qui aiguise l'appétit. L'umeboshi et les feuilles de shiso ont la réputation de rendre de grands services dans le traitement des ulcères et du cancer de l'estomac. 

A des fins médicinales on a mis aù point en Orient un procédé destiné à rendre encore plus efficace le processus de fabrication traditionnel. Les prunes sont cueillies avant qu'elles ne soient mûres, donc trop acides pour être mangées. On les met en tonneau sans les sécher au préalable. Alors commence un processus de saumurage avec beaucoup de sel et une très forte pression. Comme les prunes n'ont pas été séchées, de l'eau apparaît à la surface. Cette eau, très acide et très salée: est un excellent succédané du vinaigre(vinaigre d'ume). On la fait bouillir et réduire. Le liquide épais et concentré qu'on obtient a une action puissante et est un remède souverain contre toute forme d'empoisonnement. On le prend en petite quantité (environ une cuillerée à café) dilué dans de l'eau chaude. Lorsqu'on mange un umeboshi, il passe par l'estomac et de là graduellement vers le duodénum. Au passage, divers sucs digestifs sont sécrétés et les propriétés particulières de l'umeboshi disparaissent peu à peu. Par contre la boisson que nous venons de décrire arrive à l'intestin grêle et, au gros intestin sans que ses propriétés ne soient affectées. A raison de petites quantités - 2 à 3 demi-tasses par jour - elle permet de vaincre en deux ou trois jours la dysenterie et d'autres troubles de l'estomac et des intestins. Les anciens peuples chinois prenaient soin d'avoir sur eux cette boisson lorsqu'ils entreprenaient leurs lointaines expéditions vers les pays étrangers, en plus d'une pâte faite d'umeboshi écrasés. 

Le principe de ces préparations repose sur la yanguisalion d'une substance très yin. On met donc à profit autant les propriétés yin de l'umeboshi que ses propriétés yang. En lui-même il est neutre (raison pour laquelle il ne provoque pas la soif). Mais comme il possède une très, forte concentration combinée de yin et de yang, il offre de nombreuses possibilités. C'est un produit de la sagesse humaine! Un vrai umeboshi a un goût légèrement doux et acide. Les deux goûts - yin et yang - se confondent en une saveur douce qui n'est ni yin ni yang, Un tel umeboshi est la création d'un maître.

L'umeboshi dans la médecine populaire
UME-SYO-BAN: Faites griller du thé de trois ans, Ajoutez de l'eau et 1 mebosi, faites bouillir de 10 à15 minutes. Ajoutez un peu de tamari avant de boire. C'est un très bon dépuratif. 

UME-SYO-KUZU : 1 umeboshi, 1 c. à s. de kouzou. 3 c. à c. de tamari. -1 c. à c. de gingembre, 3/4 de litre d'eau. Ecrasez l' umeboshi dans 1/4 de litre d'eau froide et délayez-y le kouzou, Ajoutez le gingembre et le reste de l'eau, faites bouillir jusqu'à épaississement. Assaisonnez au tamari. Très bon remède contre les refroidissement ("Zen Macrobiotique", G. Ohsawa). L'umeboshi dans la cuisine. 

CHOU BLANC ETUVE: Coupez quelques umeboshi en petits morceaux et, faites-les étuver avec du chou finement, coupé. Votre plat aura un agréable goût de choucroute, Le poireau peut se préparer de la même manière. 

SAUCE POUR CRUDITES : 
Coupez quelques umeboshi en petits morceaux, Mélangez-y 1 c. à c. de tamari, 1 c. à c. d'huile de sésame, un peu d'eau et une pincée de gingembre. écraser au suribachi.
Mélangez 1 c. à c. de tahin et 1 umeboshi coupé en petits morceaux: Ajoutez de l'eau jusqu'à ce que vous obteniez une sauce onctueuse.


* source: 
http://www.lamacrobiotique.com/ALIMENTATION/umebosi.html
 
 
**NB: La macrobiotique de G.Oshawa, n'est pas reconnue par le mouvement Zen Japonais, et les japonais en général.
 Beaucoup d'hommes macrobiotes, ont eu d'important problèmes cardiaques, beaucoup trop de yang! Et les femmes, avec les céréales complètes, aussi!
La macrobiotique, c'est pour se désintoxiquer, une fois que c'est fait, il faut arrêter!
 
Umeboshi