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religion

Le bien et le mal

 

La cause du mal c’est le bien (et l’inverse)

Curieuse formule, un peu contradictoire en apparence mais les contradictions sont une source de richesses inépuisable pour celui qui sait les dépasser. Donc chacun occupe une partie de l’univers et de là il développe une certaine vision, une certaine compréhension et un certain point de vue de ce qu’il juge être le bien. Le problème qui découle est que X développant une image du bien différente de Y, X et Y se trouvent en opposition. Si de plus X et Y ont des âmes de conquérants et sont persuadés que seul leur point de vue est le bon, alors ils vont finir par s’affronter, que ce soit sur le plan verbal, sur le plan économique ou sur le plan militaire.


Comment donc progresser dans cette compréhension du bien et du mal ?

La cause de cette séparation semble être que nous sommes différents, séparés et donc que nous développons des points de vue incompatibles ou partiellement incompatibles. Une première piste serait alors de travailler pour la réunification, le retour vers le père dont Jésus parle dans la parabole du fils prodigue. Mais pour accepter cette idée de retour, de réunion, il faut d’abord accepter l’idée qu’au départ nous étions un seul et même être qui s’est divisé pour des raisons qui nous échappent encore. Cette division d’ailleurs n’est peut être que partielle, ce qui veut dire qu’il y aurait une part de nous même qui ne serait pas divisée mais qui continuerait de former une unité avec le reste de l’univers (la flamme divine en nous). Un exemple de ce schéma est donné par la main, elle est une unité si l’on parle en terme de main, mais si on parle en terme de doigts, on voit bien qu’ils sont séparés et distincts tout en étant reliés par la base (voilà une contradiction de résolue). Si vous appliquiez la notion d’unité et de fusion à votre main (d’un point de vue extrême), alors toutes les cellules qui la composent deviendraient identiques puis fusionneraient pour devenir une seule cellule géante et votre main deviendrait une boule, incapable de remplir sa mission d’origine.

Cet exemple pour vous montrer que l’unité a besoin de division et que la division a besoin d’unité.

D’une manière générale, les deux pôles d’une dualité ont besoin chacun l’un de l’autre pour exister.

Le bien et le mal n’échappent pas à cette règle, aussi toute tentative d’éliminer l’un ou l’autre est vouée à l’échec. D’ailleurs quand le mal essaie d’éliminer le bien (ou l’inverse), il ne fait que le renforcer.

On peut prendre comme exemple la lutte contre les bactéries : plus les antibiotiques ont progressé en efficacité, plus les bactéries sont devenues résistantes. De même plus les insecticides ont progressé en efficacité, plus les insectes sont devenus résistants, c’est l’escalade ou le cercle vicieux.

Dans l’autre sens, on peut citer le cas d’une personne qui se laisse aller dans sa vie jusqu’à ce qu’une épreuve très grave lui arrive, et là elle se met à puiser en elle des trésors d’énergie et elle surmonte son épreuve en développant une joie de vivre qu’elle n’avait pas auparavant.

La chose amusante c’est que je suis en train de dire du mal du bien (lorsqu’il cherche à lutter contre le mal) et du bien du mal (puisqu’il nous incite à aller puiser en nous des trésors qui sinon seraient restés inconnus et inutilisés).

Les vieilles habitudes sont tenaces, depuis toujours, l’homme (qui croit être dans le bien) lutte contre le mal : David tue Goliath, Ulysse tue le cyclope, Hercule tue différents animaux sauvages. Un tournant est cependant apparu dans l’ère chrétienne. Saint Michel se contente de terrasser le dragon et le Christ ne terrasse pas ses ennemis mais se laisse crucifier par eux. (commentaire : quand Ulysse tue le cyclope qui n’a qu’un œil au milieu du front donc le troisième œil il permet l’avènement de l’humanité en détruisant les restes des races précédentes qui avaient encore un lien direct avec la divinité originelle grâce à la vision éthérique qui disparaît avec la destruction symbolique du 3ème œil crevé par Ulysse)

L’idée est qu’il faut maîtriser le mal et non le tuer. Cela s’est déjà réalisé dans le monde matériel puisque les différents fléaux qui accablaient l’humanité (le feu, l’eau, le vent) sont en partie maîtrisés par l’homme moderne (chaudières, barrages hydro-électrique, éolienne).

Mais l’homme moderne dans sa grande majorité n’a pas entrepris le même travail sur le plan intérieur et là, c’est plutôt lui qui est le jouet de ses démons intérieurs (passions, pulsions, instincts)

Après avoir (tenté de) démontrer l’évolution qui nous fait passer du rejet à la maîtrise, il serait bon de rappeler l’évolution semblable qui s’est faite entre la loi du talion (enseignée par Moïse) et la loi d’amour (enseignée par Jésus). Là aussi on passe du rejet à la maîtrise. La loi du talion n’est que le laisser aller à ses instincts de vengeance les plus primaires avec simplement une notion d’égalité entre ce qui est perçu et ce qui est rendu, la loi d’amour demande quand à elle de mobiliser toutes nos facultés les plus nobles : la conscience, le raisonnement, les émotions subtiles.

Ce sont toujours nos instincts qui nous jouent des tours, lorsque nous voyons le mal, instinctivement une pulsion nous dit de le détruire, ce qui était certainement tout à fait justifié dans les temps anciens, mais aujourd’hui, les choses ont évoluées (le mal aussi) et vouloir le détruire c’est gaspiller son énergie et lui céder cette énergie dont il saura se nourrir et se renforcer (voir l’exemple de la bactérie).

Bien sûr, vous allez me dire : "mais alors que faire contre le mal, je ne vais tout de même pas me laisser faire si on m’attaque, je ne suis pas le Christ ?

" Si une telle chose m’arrive, évidemment que je vais préserver ma vie en premier lieu, éviter à mon agresseur de commettre une faute irréparable, et travailler la maîtrise des émotions en me défendant physiquement sans pour autant me laisser aller à des émotions négatives. L’idée est de toujours garder l’amour en soi, même et surtout si les circonstances extérieures ne s’y prêtent pas.

Le concept le plus important (équivalent à celui des alchimistes qui transformaient le plomb en or), est la notion de transformer le mal en bien.

Imaginez que vous trouviez un procédé pour transformer toutes les pollutions et les ordures créées par la civilisation humaine, en une montagne d’or, et bien vous seriez l’homme le plus riche de l’univers.

Cette idée est claire sur le plan physique ou chimique puisque Lavoisier nous a appris que rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme.

Bien et mal 1

Passons à la pratique :

Le principe est d’inverser la vapeur, toute l’énergie que vous mettiez pour lutter contre le mal, vous pouvez maintenant l’utiliser pour développer le bien. Ce changement radical d’attitude commence par ce qui est le plus facile à changer : vos idées, vos concepts.

Cette évolution de la conscience est fondamentale car elle conditionne toute la suite. Tant que cette idée d’arrêter de lutter contre le mal et de développer le bien, n’est pas devenue une évidence, elle ne pourra pas s’incarner dans des paroles ou dans des actes.

Notez que je ne fais que vous décrire mon cheminement intérieur, il se peut que pour vous les choses se passent différemment.

Jésus lui même a conseillé de ne pas s’attaquer au mal, dans la parabole du bon grain et de l’ivraie, il conseille de ne pas arracher l’ivraie de peur d’arracher le bon grain avec, il indique que la séparation se fera au moment de la moisson (jugement dernier).

Alors le moment de la moisson n’est il pas venu, pouvons nous laisser tomber l’ivraie et nous focaliser entièrement sur le bon grain ? On peut aussi réaliser cela progressivement, par exemple au lieu de voir le mal à l’extérieur de soi, chez tel ou tel, commencer par le voir en soi. C’est la fameuse expression : ne plus voir la paille dans l’œil du voisin et commencer par voir la poutre qui est dans le sien. Mais pour en arriver là, il faut bien sûr admettre que nous avons une part de négatif en nous, sinon au nom de quoi irions nous la chercher ?

Sur le plan physique, les choses sont bien évidentes, nous avons un gros intestin avec de la matière organique en décomposition dedans (et c’est là que le sang vient puiser des ressources) mais nous parlons rarement de cette partie de notre anatomie.

Sur les plans subtils, le schéma est le même, nous avons des passions, des pulsions, des instincts, dont nous sommes en partie conscients. Admettre cela est déjà le début de la maîtrise, car une fois que la prise de conscience est faite, à chaque manifestation des instincts, la conscience sera éveillée à une autre réalité et prête à venir équilibrer les excès possibles. Cet équilibrage se fait progressivement, à chaque fois que la conscience éclaire une situation et permet ainsi une meilleure conclusion, elle se renforce, se construit et progressivement elle peut prendre le pas sur le monde des instincts. L’idée n’est pas de contrer les instincts mais de les éclairer, de les guider, comme le cavalier guide son cheval.

Encore faut il pour cela avoir l’œil ouvert en permanence et être bien conscient de quel sentiment s’exprime en nous à tout moment, et il y a dans ce domaine une infinité de graduations possibles.

Il est important d’être convaincu de l’utilité de ce travail, sinon nous ne trouverons pas l’énergie pour l’accomplir. Cela nous ramène au début du texte où il était question d’une unité perdue que nous chercherions à retrouver, mais nous ne la cherchons que si nous comprenons ou ressentons que nous l’avons perdue.

Cette perception peut prendre de multiples formes, de la sensation de solitude jusqu’au désespoir et au suicide, en tout cas elle se diffuse de plus en plus dans notre société moderne ou l’excitation des sens ne peut masquer très longtemps le vide intérieur.