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Des Oméga 3 pour une prévention efficace !

 

Dès les premières secondes d’une vie humaine, les acides gras Oméga 3 sont indispensables à un bon développement corporel et intellectuel.


Quels sont les symptômes d’une carence en Oméga 3 ?

Un manque d’oméga-3 favoriserait l’asthme et les allergies, les maladies de peau comme le psoriasis, les atteintes des articulations, le diabète et encore bien d’autres maladies!
La dépression, l’ostéoporose, le diabète et les cancers seraient également augmentés par une carence en oméga-3.
Les acides gras Oméga-3, sont des acides gras polyinsaturés dénommés essentiels, car l’organisme humain en a absolument besoin mais ne peut les produire lui-même (principalement l’acide alpha-linolénique )


1. Actions directes:

*au niveau des membranes cellulaires:
- accroît la souplesse des membrane
- indispensable au développement du cerveau et de la rétine

*au niveau des canaux ioniques : portes d’échanges au sein de la membrane cellulaire
- favorisent les mouvements d’ions (qui dépendent du potentiel électrique de la membrane).
- au niveau des cellules excitables (les neurones, cellules musculaires, dont le cœur).
- et au niveau de la fonction excrétrice des reins
- favorise la sensibilité de récepteurs sensoriels
- favorise la réceptivité aux neurotransmetteurs et aux hormones


2. Actions indirectes:

-Par intermédiaire de la cyclo-oxygénase et de la lipoxygénase
* prostaglandines , principalement anti-inflammatoires thromboxanes , leucotriènes
* Acides gras dérivés de l’acide alpha-linolénique : et également assimilables en tant que tels.
-L’acide eicosapentaénoïque (AEP ou EPA) se transforme en prostaglandines de série 3
*favorise la protection des artères et du cœur
* effets anti-inflammatoires et anti-allergiques (diminue le risque de maladies auto-immunes)
* diminue le surpoids -L’acide docosahexaénoïque (ADH ou DHA)
* incontournable pour le développement du cerveau et de la rétine
* favorise la formation et la motilité des spermatozoïdes et l’activité des surrénales


Indications principales

1-Traitement d’équilibrage général :
L’AFFSA (devenu ANSES) a effectué un examen assez exhaustif des études scientifiques portant sur le rapport Omega 6 / Omega 3: elle recommande un rapport de 5 Omega 6 pour 1 Omega 3.
Or ce rapport est de 10/1 à 30/1 dans les populations des pays développés.
D’autres études proposent un rapport idéal de 4 Omega 6 pour 1 Omega 3. Ce qui signifie que la très grande majorité des Français est en déficit de ces acides gras.
Fournir un supplément d’Omega 3 permet à l’ensemble du corps de mieux fonctionner...c’est pour cela que les Omega 3 sont associés aux traitements anti-vieillissement.
La quantité totale habituellement proposée est entre 2 et 3 grammes par jour en moyenne pour l’adulte ; soit une supplémentation de 1 à 2 grammes par jour (2 à 4 capsules de 500 mg).

2 - La grossesse :
Le développement du futur bébé nécessite une énorme quantité d’ Omega 3, notamment pour le développement de son cerveau et de ses yeux.
Si la nourriture de la maman n’est pas suffisante, ce sont ses réserves qui sont mises à contribution. Si la maman se trouve en déficit de ces acides gras, le risque de « blues de la grossesse » est bien présent !
Et cela favorise également le « baby blues » après l’accouchement. Pour le bébé, un apport suffisant pendant la grossesse s’accompagne de meilleures performances intellectuelles et psychomotrices.


3- La dépression :
Le cerveau est le premier à souffrir du manque d’Omega 3 ; il semble que cette carence s’accompagne d’une inflammation chronique qui entraîne une diminution de neurotransmetteurs, notamment la sérotonine.
Cette inflammation est due à une augmentation des cytokines (interleukine-1b, l’interleukine-2, l’interleukine-6, l’interféron-gamma, facteur de nécrose tumorale TNF-a).
Elles sont augmentées en cas de stress, d’infection, de chirurgie ou de traumatisme, après un accouchement, en cas d’exposition à des polluants, en cas maladie cardiovasculaire, d’allergies, et de cancer. Les acides gras Omega 3 font baisser les cytokines (tandis que les acides gras Omega 6 en excès les font monter).
Il semble établi que la dépression sera d’autant plus importante que le niveau des cytokines est élevé, car celles-ci provoquent un véritable cercle vicieux :
- elles diminuent les taux sanguins du tryptophane, qui est le précurseur de la sérotonine (neurotransmetteur de la bonne humeur). - elles contrarient également la fabrication de sérotonine par les neurones.
- idem pour la dopamine (synthétisée à partir de la tyrosine)
- elles accélèrent la destruction de la sérotonine et de la dopamine (déjà moins produites).
* Les Omega 3 procurent un mieux-être et un meilleur moral, avec un avantage de l’EPA sur le DHA.
La supplémentation d’1 gramme par jour d’EPA paraît optimale pour l’adulte, et améliore également le sommeil, la libido et l’anxiété (cela correspond à 4 capsules par jour).
Des études sérieuses mettent en évidence que, pour les dépressions légères à modérées, les antidépresseurs ne font pas mieux qu’un placébo… Supplémenter en Omega 3 est certainement la solution de bon sens, car elle n’entraîne aucune dépendance et améliore le corps dans son ensemble.

4 - troubles bipolaire :
Il semble réellement indiquer de supplémenter en Omega 3 cette affection particulière et encore mal expliquée, dont les traitements sont souvent « lourds » car mis en place lors d’épisodes d’urgences psychiatriques. Si la supplémentation seule n’est pas suffisante, elle semble avoir un effet de stabilisation de l’humeur. Certains estiment que les Omega 3 sont le seul traitement efficace sur le long terme.

5 - Troubles hyperactifs et déficit d’attention (THADA ou ADHD) :
La supplémentation en Omega 3 est incontournable (et elle doit être adaptée à l’âge et au poids). Les enfants et les adolescents présentant ce syndrome ont des problèmes cérébraux fonctionnels (troubles de l’attention, de concentration et de mémorisation).
De plus, ils sont considérablement stressés, ce qui n’arrange rien à l’état de leur cerveau (cfr supra) ; ce stress s’accroît d’autant plus qu’ils se font gronder lorsqu’ils bougent trop, et cela génère un véritable cercle vicieux..
Ces situations s’améliorent nettement sous traitement avec les Omega 3, quoique pas avec tous… La vitamine E synthétique qui sert de conservateur pour les produits huileux a un effet défavorable sur le métabolisme de ces enfants et ados. L’Omega ne contient pas de vitamine E synthétique.

6 - Cœur et vaisseaux :
Les Omega 3 procurent une véritable protection de la sphère cardiovasculaire.
Par leur action directe, elles améliorent la fonction des cellules musculaires, et optimisent les cellules nerveuses du cœur ; c’est pour cela qu’elles optimisent le rythme cardiaque.
Ils réduisent ainsi les risques d’infarctus et d’accidents cardiovasculaires.
Les vaisseaux sanguins sont également plus souples, ce qui peut partiellement expliquer la baisse de pression sanguine chez les hypertendus. Par leur effet indirect (prostaglandines), elles ont un effet antiagrégant plaquettaire.
Cet effet est intéressant car , actuellement, la prise d’aspirine en prévention primaire a été remise en question par de nombreux médecins, à cause des risques qu’elle entraîne (augmentation de 30% du risque d’hémorragie) (Arch Intern Med 2012).
Outre cette activité de fluidification du sang, les Omega 3 diminue l’inflammation, et améliorent les autres structures du corps, ce qui optimise également leur capacité d’utiliser l’oxygène.
L’effet sur la diminution des triglycérides est manifeste, celui sur le cholestérol est moins net ; toutefois, le taux de cholestérol étant un reflet du stress que vit la personne, il doit être amélioré par la prise d’Omega 3.
La consommation régulière d’Omega 3 est considérée comme un véritable geste de prévention.

7- Obésité :
Chez l’humain, une plus grande consommation d’ Omega 3 et un meilleur rapport Omega 6 / Omega 3 pendant la grossesse est corrélé à une moindre prévalence de l’obésité chez les enfants.
Des expérimentations sur les souris vont encore plus loin !
Celles-ci ont été divisées en deux groupes : l’un avec un régime utilisant un bon rapport Omega 6 / Omega 3, et l’autre avec un régime déséquilibré en oméga (Omega 6 / Omega 3 = 28). Ces souris ont été reproduites entre elles et les descendantes ont été soumises au même régime que leurs parents, et ce sur quatre générations.
Les souris, nourries avec un bon rapport Omega 6 / Omega 3 ont maintenu un poids constant au fil des générations ; par contre, celles nourries avec le régime riche en oméga-6 ont progressivement augmenté leur masse adipeuse, de génération en génération. Cet accroissement de la masse adipeuse se caractérise par une augmentation du nombre de cellules (hyperplasie) et une augmentation de la taille des cellules (hypertrophie) des cellules graisseuses ; en outre, les souris présentaient aussi une altération du niveau de l’adipokine (protéine de signalement cellule à cellule) sécrétée par les tissus adipeux), une résistance à l’insuline (qui peut conduire au diabète de type 2), une expression de gènes de nature inflammatoire (Journal of Lipid Research).
Ce modèle animal montre des conséquences d’une alimentation basé sur un mauvais ratio Omega 6 / Omega 3 : l’obésité semble se transmettre de génération en génération (obésité transgénérationnelle), ce qui correspondrait à des modifications épigénétiques.

8- Autres :
* La supplémentation d’Omega 3 durant la grossesse améliore la protection des enfants contre les allergies alimentaires
* Un bon rapport Omega 6 / Omega 3 paraît être favorable aux nouvelles connections entre neurones (neuroplasticité), alors que lorsqu’il est défavorable, c’est une diminution des neurotransmetteurs dans les synapses qui est constatée ; l’utilisation de glucose par le cerveau peut être diminuée jusqu’à 30%.
* Chez les animaux carencés en Omega 3, c’est une chute de 40 à 60% de la dopamine dans le cortex frontal qui peut être observée. Une région très importante du cerveau. La dopamine restante, elle, est rendue très peu disponible. Par contre, une supplémentation en Omega 3 y produit une augmentation de 40% de la dopamine ; l’utilisation de la dopamine par les neurones est également accrue.(la dopamine intervient notamment dans l’expérience du désir et du plaisir), une l’activité d’une enzyme chargée de destruction de dopamine dans le cerveau est diminuée.
* Ils assureraient une protection des neurones contre les dépôts amyloïdes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.
* Certaines études récentes établissent que les Omega 3 pourraient prévenir le cancer colo-rectal. Et qu’un rapport Omega 6 / Omega 3 défavorable correspondrait à un risque accru de cancer du sein.

Effets indésirables : Aux doses préconisées, il n’y a pas d’effets à craindre. Il y a lieu d’avertir le médecin en cas d’intervention chirurgicale, mais cela ne devrait pas poser de problème : au contraire, la cicatrisation est plus efficace.

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